Faire le tour du monde ou la course au voyage ?!

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FAIRE LE TOUR DU MONDE, ÇA FAIT RÊVER !

On s’imagine partir à l’aventure, traverser plein de pays, de continents, goûter à plein de choses, rencontrer plein de monde, faire face à des situations aussi improbables qu’amusantes, partir vers l’inconnu… vivre une expérience unique en somme.
C’est le sentiment que j’avais sur le sujet, mais que je ne partage plus : le tour du monde ne me fait plus rêver comme cela l’était il y a encore quelques années.preparer-tour-du-monde-voyagezen

UN TOUR DU MONDE VITE FAIT BIEN FAIT ?

Faire le tour du monde est en réalité accessible au plus grand nombre, avec un budget moyen de 15 000 euros, le tour du monde s’est en effet bien démocratisé ces dernières années. Il est devenu courant pour des personnes même de classe moyenne, de partir faire le tour du monde. Et cela me ravie !
En revanche, ce qui me plaît moins, c’est cette impression qu’un tour du monde c’est devenu banal, on peut réserver un billet avec un itinéraire établi à l’avance, et où dans la plupart du temps, on sera à priori cantonné aux mêmes circuits… même si il s’agit d’endroits dits « incontournables », j’ai l’impression qu’avant même d’envisager de partir faire le tour du monde, on sait à peu près à quoi s’attendre, une impression du « tout prévu ».
Et c’est là que je me dis mais est-ce vraiment ça que je veux voir ? Et oui, il me reste encore beaucoup à découvrir de notre belle planète, mais plus je voyage et plus je sais ce que j’aime et ce que je n’aime pas lors d’un voyage, dans quelle culture je me sens le plus à l’aise, ce qui me fait vraiment plaisir lors d’un voyage…
Certes, pour voyager, il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et avoir envie d’aller vers l’inconnu, c’est le propre même du voyage. Mais, je préfère privilégier un pays ou un continent qui m’attire culturellement, plutôt que d’en faire plusieurs, histoire de dire « je suis passée par là ».

Je dirais donc oui à un tour du monde si il est un minimum personnalisé, avec une grande part de spontanéité et de flexibilité.

UN SURPLUS D’INFORMATIONS QUI BRISE LE MYSTÈRE ?

Cela peut sembler caricatural, mais très franchement rien que dans la préparation d’un tour du monde, je ressens déjà une certaine fadeur puisqu’on est envahi d’informations sur le sujet, qui selon moi gâche un peu le mystère. Et c’est ainsi que des endroits qui autrefois étaient synonymes de mystère deviennent surexposés, puisqu’on les aura déjà vus et revus… en photos…  sur les réseaux sociaux… Paradoxalement, je suis l’auteur de ce blog de voyage et je suis très « connectée », alors comment échapper à tant d’informations ?
Encore une fois, ce n’est que mon avis, mais je pense qu’un tour du monde doit seulement se préparer un minimum, et doit laisser place à une grand part d’inconnu, dans le cas contraire, cela peut vite prendre un aspect mécanique et ça gâche tout le plaisir du voyage et du sentiment d’aventure.

 

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UNE BOULIMIE DU VOYAGE ?

En moyenne, les « Tourdumondistes » visitent 16 pays en 12 mois ! C’est énorme et difficile émotionnellement parlant. L’idée de passer brutalement d’un pays à un autre me semble compliqué. Pour ma part, j’aime prendre mon temps en voyage, et cela de plus en plus. Si un endroit me plaît, je peux très bien y rester plusieurs semaines voire mois. Et je me demande comment on peut passer en quelques heures d’avion d’un continent à un autre, à plusieurs reprises en l’espace de quelques mois ? On a à peine le temps de se remettre de sa précédente destination qu’on découvre autre chose de totalement différent… Émotionnellement, je trouve cela très compliqué !
Encore une fois, oui, quand on voyage, il faut s’adapter et s’ouvrir à la culture locale mais je me souviens lors d’un voyage en asie, je suis passée en quelques heures de l’Indonésie au Vietnam, et je me suis vraiment dit : « mais qu’est ce que je fais là ? », c’est tellement brutal qu’il peut y avoir un choc !
D’autre part, depuis la banalisation du tour du monde et l’utilisation croissante des réseaux sociaux dans nos vies quotidiennes, j’ai l’impression qu’on assiste à une véritable boulimie du voyage, une frénésie de parcourir le globe à une vitesse fulgurante, mais apprécie-t-on vraiment ce type de voyage ?

S’agit-il d’un effet de mode ou d’une réelle envie de découverte ? 

 

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ALLIER L’UTILE À L’AGRÉABLE ?

Pourquoi ne pas établir un itinéraire en fonction d’un travail personnel que l’on souhaiterait mener ? D’une passion ou d’un thème ? Faire un tour du monde peut aussi être un excellent moyen de se servir de ses compétences pour aider les autres, s’investir dans un projet associatif local, échanger avec des personnes pour une cause qui nous tient à cœur. On peut également choisir de faire le tour du monde pour apprendre une langue étrangère, se lancer des défis sportifs etc. Je ne pense pas qu’il y ait un tour du monde réussi ou non, chacun le vit différemment mais le rendre utile change la manière de l’aborder.

Pour réussir son tour du monde, il faut que celui-ci corresponde à sa personnalité et réponde à des envies, il faut ressentir du plaisir à le faire et non pas le voir comme une liste de pays à cocher, beaucoup trop mécanique à mon goût.

 

Finalement, un tour du monde ne serait-il pas le voyage de toute une vie ? Qu’en pensez-vous ? Comment avez-vous vécu votre Tour du monde ?

Suivez mes aventures et inspirez-vous !

Discussion16 commentaires

  1. Super article, je suis d’accord avec toi…. J’ai passé 1 mois à Bali alors que c’était pas prévu…Au final je suis contente de pas avoir acheté un billet tour du monde aucun itinéraire à suivre, pas de contraintes, juste profiter à mon rythme !

    • Salut Annick,
      Merci pour ton commentaire. Je partage en effet cette manière de voyager, à son rythme, suivant ses envies, sans contraintes, ça sublime le voyage !

  2. SALUT
    Bel article et joli coonclusion sur le fait que l’intineraire ne doit pas etre defini ou disons seulement les grandes lignes.
    je viens de passer 24 mois en voyage et je termine pour mini tour du monde dans 2 mois avec seulement 16 pays ou j’ai passe entre une semaine au PARAGUAY et URUGUAY et jusqu’a 3 mois en EQUATEUR qui est pourtant un petit pays au niveau de sa superficie mais c’est tellement diversifie qu’on peut y passer beaucoup de temps.
    L’important est de se laisser guider par les rencontres , les envies et ne pas avoir peur de rester longtemps quelaue part si on s’y sent bien.
    Mais 16 pays alors que Monsieur BROUGIROUX en a visite 249 ENFIN DES PAYS ET DES ILES ON EST LOIN DU COMPTE
    ALLEZ
    PARTEZ a l’aventure
    J’avais reve mon voyage et j’ai vecu mon reve
    PATRICK
    Alias el VIEJO LOCO

    • Et oui Patrick el viejo loco 🙂 C’est le voyage qui doit nous guider et non pas l’inverse !
      Génial, je vois que tu es tombé sous le charme de l’Equateur ! Au plaisir 🙂

  3. Salut !

    Je trouve ton article un peu contradictoire. D’un côté tu dit que cela te ravie que la classe moyenne accède de plus en plus au tour du monde (qui soit dit en passant, reste quand même un sacré budget ! 15 000 € c’est pas non plus à la portée de toutes les bourses), et de l’autre tu reproches l’aspect « banal » de la chose !

    En gros, à travers cette banalité, j’ai l’impression que tu fais le reproche qu’un tour de monde c’est trop facile, mais j’ai envie de dire, l’époque des aventuriers du XIXe est révolue… oui maintenant c’est facile et on peut prendre des billets « à la chaîne », mais d’un autre côté, rien n’y oblige, tout comme l’accès aux infos.

    En revanche dans le fond, oui, je trouve aussi que le tour du monde, c’est un peu devenu le « truc à faire ». Et ça manque cruellement d’originalité dans les parcours; mais si cela satisfait leurs auteurs, alors ma foi… pourquoi pas.

    • Salut Romain, merci pour ta réaction.

      Le propos de l’article est très clair, il est nuancé et non pas contradictoire, en effet l’article est truffé de questions que je me pose à moi-même mais aussi aux tourdumondistes. Je ne partage pas cette vision du voyage car je n’arrive pas à la comprendre et parce qu’aussi elle ne me correspond pas; je respecte néanmoins ceux qui aiment voyager ainsi et ne porte aucun jugement à leur égard.

      En effet, 15 000€ c’est un budget mais désormais accessible à la classe moyenne, qui peut épargner un certain temps pour partir en tour du monde.
      Le côté banal est un autre point, je parle de la banalisation en tant que grand voyage autour du monde, standardisation des itinéraires etc…

      Pour finir, chaque époque comporte son lot d’aventuriers, je n’ai pas voulu faire un clivage « touristes vs voyageurs » comme j’ai pu le voir sur les réseaux sociaux.

      Et toi tu es parti en tour du monde ? comment voyages-tu ?

  4. Bravo pour cet article qui pose de bonnes questions! Nous sommes en voyage autour du monde depuis 6-7 mois. Nous l’avons décidé en très peu de temps et planifié avec un billet tour du monde (qui est une base qu’on a pu modifier ensuite) La préparation s’ est limitée à la succession des pays souhaités ( tenant compte des saisons) et l’assurance santé. Ensuite, on a organisé au fur et à mesure : visas, vaccins, transports, logements… c’est vrai qu’on a accès à beaucoup d’informations sur Internet. Cela évite pas mal de galères mais, selon nous, aucunement le plaisir de la découverte par soi-même. Les lectures( guides, blogs) permettent de mieux comprendre l’endroit où on se trouve. Je suis d’accord avec le fait que voyager vite et changer radicalement de pays d’un jour à l’autre est éprouvant emotionnellement et physiquement. On le vit intensément! Pour nous, ce tour du monde est l’expérience d’une vie car c’est une parenthèse vécue en couple, la réalisation d’une passion. On voyage beaucoup depuis longtemps mais on découvre avec ce tour du monde des sensations fortes nouvelles liées à l’enchaînement des expériences, justement. On adapte le rythme en fonction de nos besoins. À plus de 40 ans et beaucoup de voyages au compteur, on se connaît bien : nos goûts et nos limites aussi. Cette année de voyage c’est pour nous beaucoup de questionnement existentiels, des souvenirs anciens qui remontent à la surface, plus de temps pour communiquer, penser, rêver etc… il y a effectivement un effet de mode avec les tours du monde et surtout les blogs de voyage. En créant le notre, pour garder une trace de cette expérience et répondre à la demande de nos proches, j’ai découvert un business du blog de voyage, la course aux bons plans pas chers, le top 10 des trucs à voir, les articles sponsorisés, etc. Je ne me retrouve pas du tout dans cette optique. Pour nous, le plaisir de partager avec nos proches au départ, s’ est enrichit de commentaires d’inconnus, de voyageurs, de nouveaux liens créés sur la toile et ajoute une autre dimension qu’on n’avait pas prévue au départ : certains voyagent à travers nous! C’est la première fois qu’on est connectés en voyage et cela change effectivement les choses. Aujourd’hui, on découvre le plaisir de partager les beautés de notre planète et parfois susciter des envies. Je crois vraiment que chaque voyage est unique et que je n’aurais pas autant apprécié ceux de ce tour du monde, il y a 10 ans. Il y a une question de timing dans ce type d’aventure. Nous, nous avons ressenti fortement une urgence à vivre cette expérience et on a pleinement conscience que c’est un beau cadeau que l’on se fait! Merci encore pour ce billet qui visiblement m’inspire! 😉

    • Merci Nathalie et contente de pouvoir t’inspirer 😉

      Pourquoi tu dis qu’il y a 10 ans, tu n’aurais pas autant apprécier ce tour du monde ? ça m’intéresse !

      Je vous souhaite un merveilleux voyage, au plaisir de te suivre !

      • Merci pour tes voeux! Heureuse d’avoir découvert ton blog que je vais suivre! Pour répondre à ta question, en 2006, on a vécu le choc de la maladie avec un pronostic sombre. On s’ en est bien sortis finalement mais ça a beaucoup changé notre vision de la vie. On veut encore plus vivre à fond et ne plus reporter ce qui nous tient à coeur. Pour nous, ça veut dire voyager ensemble. On a revu nos priorités. La vie professionnelle n’est plus aussi importante. Les voyages sont au coeur de nos choix de vie. Autre chose, je remarque que plus on voyage, plus on apprécie, plus ça éveille de nouvelles curiosités. On dit que l’appétit vient en mangeant. Pour les voyages, j’ai une tendance boulimique! @bientot

  5. Je suis bien d’accord avec ton article! Nous aussi nous prévoyons un Tour du monde mai snous avons vite laissé tombé l’idée du billet TDM pour nous laisser la liberté de profiter (ou non) d’un pays autant de temps qu’on le souhaitera et de laisser aussi le parcours se faire au gré de nos rencontres.
    après, c’ets vrai qu’on pourrait croire à une banalisation, il suffit de voir le n,ombre de blog (dont on fait parti) qui traie du sujet. Cependant, ectte ouverture vers le monde est une chose merveilleuse quand elle est assimilée de la bonne façon et qu’on se sert des enseignements reçus pendant le voyage, pour le reste de notre vie.
    pour ma part, la quantité d’information disponible sur le Web m’aide à bien comprendre, à bien me préparer au voyage mais j’évite (voire même je m’interdit) de lire trop de récit de voyage car je veux laisser la place à la surprise!

    • Salut Laure,
      Merci d’avoir lu et commenté l’article !
      Pareil pour moi, je me refuse de lire trop de contenus ou de m’informer de manière exagérée sur des destinations… car même si il faut préparer un minimum, je privilégie l’effet surprise.
      Bon voyage à vous 2 et @bientôt !

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  7. Bonjour Naïma,
    C’est vrai qu’on arrive maintenant à un rejet du TDM qui s’est démocratisé, un peu « Beurk » en effet, sur un modèle unique tant pour la durée que l’itinéraire. Je suis plutôt adepte du slow travel et je suis allergique aux plans, le principe de faire un tour du globe plutôt qu’autre chose m’échappe un peu (après tout on n’a plus à prouver que la Terre est ronde), c’est symbolique plus qu’autre chose, mais au final si quelqu’un rêve de faire ce qu’il voit tellement d’autres faire et qu’il a envie du même truc, qui suis-je pour juger ? A moindre échelle ça m’arrive aussi, par exemple en Nouvelle-Zélande le fameux Tongariro Alpine Crossing me faisait rêver grâce à toutes les photos et les récits que j’avais vu et c’est pour ça que je voulais tellement faire cette rando… comme tout le monde ! Puis c’est très probablement rassurant de suivre un itinéraire connu et répandu pour bien des gens. On veut le rêve de voyage, mais un rêve facile à réaliser ou moins effrayant… donc on prend les fameux « sentiers battus », rien de mal à ça !

    Ce que je trouve intéressant dans ce que tu écris, c’est que ça ne se limite pas au concept du TDM. C’est une réflexion qu’on peut élargir facilement au voyage et comment on le ressent, comment on l’envisage…
    Au-delà du TDM, il y a des tendances que je ne comprends pas vraiment chez certains voyageurs, qu’ils fassent un tour du monde ou pas, comme :
    – la bucket list
    – TOUT voir, TOUT faire d’un endroit donné
    – ABSOLUMENT éviter les endroits touristiques
    Mais si ça leur donne un voyage heureux, ou plusieurs, c’est tant mieux !

    Au final la bonne question c’est, comme tu l’écris, de savoir si un tour du monde « comme les autres » est vraiment la façon de voyager qui correspond aux envies et attentes de celui qui prévoit d’en faire un.

    A bientôt !

    • Bonjour Anne,

      Merci pour ton retour et ces commentaires.
      Oui, je vois que cet article soulève encore plus de questions. Mais comme tu le dis, si les gens qui voyagent ainsi sont heureux… Bah tant mieux pour eux ! Je n’ai rien contre mais je ne partage pas cette vision.
      Par ailleurs, ton blog est vraiment sympa, et l’histoire de votre rencontre charmante 😉
      @ bientôt !

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